Capitaine KUNTZ Georges, Maurice, Charles : était né le 07/02/1940 à Chalons-sur-Marne. Il appartenait au bataillon "GEOFFROY". Dans le discours prononcé par le lieutenant GUITARD, (le commandant GEOFFROY étant blessé), lors des obsèques il dit : "Je viens vous dire un dernier au revoir capitaine KUNTZ, mort pour la France le 15 août, au cours d'une mission de reconnaissance près du village de LASPEYRE. Il fut un des pionniers de la Résistance. Lorrain et officier d'artillerie, il n'accepta jamais la défaite de 1940 et le joug allemand. C'était un patriote…. " La municipalité de FUMEL a donné son nom à une rue de la ville.  René Roger MATA est né le 17 avril 1914 à Fumel, son père Antonio à 41 ans, il est fondeur à l'usine de Fumel, sa mère Prudance COSUEJUELA a 45 ans. Roger appartenait au 17ème régiment de tirailleurs algériens, il a été tué le 11 juin 1940 à Compiègne par l'aviation italienne, il est reconnu Mort pour la France.  MAYER Jean-Louis, Maxime est né le 06 août 1911 à CUZORN. Il appartenait au 59ème régiment d'Infanterie. Il est Mort pour la France le 13 juin 1940 à GERMIGNY L'EVESQUE en Seine-et-Marne (fiche du site Mémoire des Hommes).  SCHAEFFER Claude, 1ère classe : est né le 19/06/1921 à SAINT-AMÉ dans les Vosges. Il appartenait au bataillon GEOFFROY. Jean VERMONT, dans le discours qu'il a prononcé lors des obsèques a dit : "SCHAEFFER, agent de liaison, a toujours été un soldat exemplaire, intelligent, discipliné, d'une correction parfaite. Ses qualités morales et militaires lui attiraient l'estime de tous. Très souvent, les missions les plus délicates lui ont été confiées. C'est en accomplissant la dernière qu'il a trouvé la mort : après une mission secrète à Cahors, il rejoignait la colonne sur la route. En difficulté avec sa motocyclette, il s'arrête à PRADINES pour réparer. C'est alors qu'il tomba dans une embuscade ennemie. Il fut lâchement abattu. Il est mort en brave ne révélant rien."  TORIKIAN John : est né le 27 avril 1927 à Châteauneuf dans la Drôme. Ses parents, Arméniens avaient fui leur pays au vu des événements tragiques. L'usine de FUMEL recrutait et proposait un logement, la famille est venue s'y installer. John fréquentait le centre des Apprentis de l'usine S.M.P.P. il participait aux activités du Front National. Le jeune John et un camarade falsifient leurs papiers d'identité pour s'enrôler dans le maquis de DOLLÉ.  Lettre extraite du journal : "France - Arménie" numéro 135 de juin 1994  "John TORIKIAN : sa vie pour la France.  Beaucoup d'Arméniens, étrangers au regard de l'État, s'étaient engagés dans la Résistance. Si Missak MANOUKIAN en est la figue emblématique, leur histoire dans les différents maquis reste à écrire. Madame TORIKIAN de Gourdon dans le Lot, nous livre celle de son frère John. "Je joins à cette lettre, une photographie de mon frère John. En cette année où toute la France commémore le cinquantenaire de la Libération de ce pays, je voudrais que l'on se souvienne aussi de lui. Il avait 17 ans en 1944. Engagé dans les F.F.I. du Lot-et-Garonne, il a été tué le 17 août 1944 à Saint-Jean de THURAC (47). Blessé par les Allemands, achevé par les miliciens parmi lesquels il avait reconnu un camarade de classe. Lorsque notre père est allé reconnaître son corps à la morgue, il n'a pu identifier son fils que par "les chaussettes tricotées à la maison". Notre mère s'est laissé mourir de chagrin, trois ans après. J'avais 2 ans. La ville où nous habitions a donné à la rue où nous habitions le nom de "Rue TORIKIAN". C'est la ville de FUMEL.  Ce témoignage prouve que même des Arméniens ont donné leur vie pour que la France et les Français vivent en paix."  Lettre écrite par la jeune sœur de John, AZADE au journal et publiée sur Internet. | |